Paroisse Saint-François du Vexin

Eglise catholique dans l'Oise
Paroisse Saint François du Vexin
Eglise catholique dans l'Oise

EN RAISON DE L'EPIDEMIE DE CORONA VIRUS, TOUS LES OFFICES (MESSES DE SEMAINE ET DU DIMANCHE, BAPTEMES ET MARIAGES) ET TOUTES LES RENCONTRES PREVUS SONT SUSPENDUS.

Vous pouvez également suivre l'évolution de l'information sur le site du diocèse de Beauvais : oise.catholique.fr

Même si vous regardez la messe à la télé, je vous conseille fortement d’avoir un temps d’échange et de réflexion sur l’évangile du dimanche, afin que la Parole de Dieu pénètre davantage en vos âmes.

Lettre aux paroissiens du Vexin - dimanche 5 avril 2020
– RAMEAUX – LA PASSION

Chers paroissiens, Dans l’évangile selon St Jean au chapitre 12, après son entrée messianique à Jérusalem, Jésus dit à ses disciples qui cherchent à le voir : « Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. » Ces quelques versets nous redisent la vie donnée du Christ, et l’invitation qu’il fait à ses disciples de donner leur vie. Ainsi nous pensons au père Tomas Kapingala, missionnaire de la Salette, curé de Magny-en-Vexin depuis septembre 2018 décédé ce jeudi 2 avril des suites du Covid 19 à l’âge de 64 ans. Nous assurons les vicaires, ainsi que les paroissiens de Magny, de notre fraternelle prière. Confions à la miséricorde du Seigneur celui qui a donné sa vie pour le servir.

Nous continuons notre conversion de carême et nous arrivons à la semaine sainte qui s’ouvre avec le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur. Nous le vivons dans des circonstances particulières où nous avons du mal à nous réjouir de la fête de Pâques qui arrive. Cette année, nous allons vivre cette semaine sainte en restant au désert… Vivre Pâques au désert est plus qu’original, mais cela ne nous empêche pas de prier et de porter le monde dans notre prière. N’offrons-nous pas l’eucharistie « pour la gloire de Dieu et le Salut du monde » ? Même si les chrétiens ne peuvent se rassembler, l’eucharistie elle, continue d’être célébrée par les prêtres à travers le monde. Mon souhait est que cette semaine sainte à la maison puisse être l’occasion pour chacun d’entre vous d’approfondir le sens de cette dernière. Cette semaine sainte nous redit tout le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, cœur de notre foi et de notre vie. Ainsi, à la maison ou au travail pour certains, continuons de prier et de méditer la Parole de Dieu comme nous le faisons depuis le début du confinement. Suivons Jésus dans son entrée messianique à Jérusalem, rendons grâce pour le don de l’eucharistie qui est la source et le sommet de notre vie, déposons tous nos soucis au pied de la croix vendredi et attendons avec foi et confiance la résurrection !

J’invite chacun à demander la grâce de la conversion durant cette semaine sainte, car en effet, tôt ou tard nous sortirons de cette crise et se posera alors la question de vivre comme avant ou pas… Prenons le temps de relire nos vies pour regarder où sont nos priorités, et ce qui nous rend véritablement heureux. Regardons nos vies pour être de véritables lumières du Christ ressuscité afin d’éclairer véritablement ceux qui nous entourent, de la bonne nouvelle ! Pour vivre cela, il nous faut demander la grâce de la conversion. Une grâce que nous recevons dans le sacrement de la confession. Là aussi, interrogeons-nous de savoir quelle place a ce sacrement dans nos vies. Que peut-il nous apporter ? A ce propos, vous n’aurez pas la possibilité de vous confesser avant Pâques cette année comme cela est recommandé par l’Eglise, pour le bien de ses fidèles. Le pape François a récemment rappelé le catéchisme de l’église catholique indiquant qu’il est possible en l’absence de prêtre de demander le pardon des péchés avec une contrition parfaite, si et seulement si le pénitent s’engage à recevoir le sacrement dès qu’il pourra trouver un prêtre. Je mets ci-dessous les quelques numéros du catéchisme auxquels fait allusion le pape :

La contrition
1451 Parmi les actes du pénitent, la contrition vient en premier lieu. Elle est " une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir " (Cc. Trente : DS 1676).
1452 Quand elle provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout, la contrition est appelée " parfaite " (contrition de charité). Une telle contrition remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle (cf. Cc. Trente : DS 1677).
1453 La contrition dite " imparfaite " (ou " attrition ") est, elle aussi, un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint. Elle naît de la considération de la laideur du péché ou de la crainte de la damnation éternelle et des autres peines dont est menacé le pécheur (contrition par crainte). Un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui sera parachevée sous l’action de la grâce, par l’absolution sacramentelle. Par elle-même, cependant, la contrition imparfaite n’obtient pas le pardon des péchés graves, mais elle dispose à l’obtenir dans le sacrement de la Pénitence (cf. Cc. Trente : DS 1678 ; 1705).
1454 Il convient de préparer la réception de ce sacrement par un examen de conscience fait à la lumière de la Parole de Dieu. Les textes les plus adaptés à cet effet sont à chercher dans le Décalogue et dans la catéchèse morale des Évangiles et des lettres apostoliques : Sermon sur la montagne, les enseignements apostoliques (cf. Rm 12-15 ; 1 Co 12-13 ; Ga 5 ; Ep 4-6).
Vous trouverez ici un document de l’évêché pour vivre ce temps de contrition pour vous préparer à recevoir le sacrement de confession quand cela sera de nouveau possible.

Vivez cette semaine différemment en essayant de vous y préparer spirituellement dès ce dimanche des Rameaux et de la Passion. Même confiné, ayant déjà changé vos habitudes de vies, changez encore afin que cette semaine ne soit pas banale. Faites-vous un emploi du temps, en prévoyant vos temps de prières. Je vous invite pour les différents jours de la semaine sainte, de pouvoir vous unir à la prière de l’Eglise soit par les médias et/ou, en reprenant le document de prière domestique distribué au début du confinement qui vous servira de trame pour construire vos temps de prière seul ou à plusieurs. Plus haut sur cette page d'accueil, vous trouverez le programme des offices de la semaine sainte sur la télévision catholique KTO qui diffusera en particulier les offices depuis le Vatican. Vous pouvez également suivre la messe sur France 2 ce dimanche des Rameaux à 10h40. Pour trouver des idées de prières et de formation catéchétique vous pouvez consulter les sites prierenfamille.com, ou theobule.org pour les plus petits, ou theodom.org pour les plus grands, offrant des vidéos de formation théologique pour la semaine sainte.

Durant cette semaine sainte, je vous invite à prier particulièrement pour les personnes isolées. N’hésitez pas à prendre de leur nouvelle et, à leur transmettre si besoin le n° Vert du diocèse « Allô Pastorale Santé » 0 805 38 38 64 ouvert tous les jours de 9h00 à 21h00.

Afin de nous aider à manifester la joie du Christ ressuscité je propose que chacun puisse décorer une bougie pour en faire un cierge de Pâques, que vous allumerez pour la vigile pascale ou le dimanche. Je demande à toutes les personnes relais de sonner les cloches de nos églises le dimanche de Pâques à 12h30 (10 min).

La messe chrismale, rassemblant habituellement tout le clergé autour de l’évêque qui consacre les saintes huiles pour administrer les sacrements, est reportée au 11 juin à Beauvais.

En ce qui me concerne, voici les horaires auxquels je dirai les offices du triduum pascal et auxquels vous êtes invités à vous unir par la prière :
-Jeudi saint : Messe à 18h00
-Vendredi saint : Chemin de croix à 15h00 et office de la Passion à 18h00
-Samedi saint : Office des défunts à 9h00 et Vigile Pascale (adaptée) à 20h30
-Dimanche de la Résurrection : Messe à 10h30

Enfin, notre évêque nous donne rendez-vous mercredi 8 avril à 18h00 sur sa page facebook https://www.facebook.com/jacques.benoitgonnin/ (possibilité de suivre sans avoir facebook) pour un message à l’occasion de la semaine sainte.

Recevez la bénédiction solennelle des Rameaux et de la Passion :

Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde,
vous a donné dans la passion de son Fils
la plus belle preuve de son amour :
qu’il vous aide maintenant à découvrir,
à son service et à celui de vos frères,
jusqu’où va le don de sa grâce.

Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort
pour vous sauver d’une mort éternelle :
Qu’il vous fasse don de sa vie.

Après l’avoir suivi dans les épreuves,
puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité.

Que Dieu tout-puissant vous bénisse,

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Abbé Virthe, curé.

Vous pouvez consulter également la lettre du diocèse ici.

Concernant la paroisse voici quelques nouvelles

La maison paroissiale fonctionne au ralenti. Cathia la secrétaire travaille depuis chez elle et consulte la messagerie téléphonique de temps en temps. L’accueil de la maison paroissiale est fermé le temps du confinement. Pour ma part tous mes rendez-vous et célébrations sont annulés, je continue néanmoins de dire la messe seul tous les jours à vos intentions. Je célèbre également des obsèques tous les jours (aidé par Françoise pour Trie-Château). Comme vous l’avez compris, un bon nombre d’événements sera reporté. Pour l’instant je ne sais pas encore si nous pourrons célébrer les fêtes Pascales. D’ailleurs, je pense en particulier aux six catéchumènes qui sont dans l’attente. Nous pouvons prier spécialement pour eux.

Au long de la semaine vous pouvez

- prier le chapelet en méditant les mystères du rosaire. Tous les jours à 15h30 en direct de Lourdes sur internet https://www.lourdes-france.org/tv-lourdes/, sur www.ktotv.com , sur radio Notre Dame 100.7.
- prier les offices en suivant vos différents supports de prière ainsi que sur Youtube. A ce propos, la revue Magnificat propose d’accéder gratuitement sur internet au contenu de prière le temps du confinement.
- Lire un évangile ou un autre livre de la Bible.
- Prier le chemin de croix en particulier le vendredi à 15h00.
- Prendre des nouvelles les uns des autres par téléphone, mail ou par tout autre moyen.

Une prière à saint Roch contre les épidémies

Saint Roch,
Vous avez soigné avec tant de générosité,
de charité, les malades atteints de la peste.
Dieu vous a accordé plusieurs fois de guérir
par le signe de la Croix,
des malades considérés comme perdus.
Avec grande confiance, nous nous adressons
à vous et nous vous supplions :
Intercédez auprès du Seigneur,
Pour nous obtenir amélioration, guérison,
Si Dieu le permet, dans les maladies graves.
Préservez-nous des épidémies,
Secourez-nous dans les maladies du corps,
Mais aussi de l’âme.
Avec grande confiance, nous vous prions
De nous protéger de la foudre dans les orages.
Saint Roch, priez pour nous.
Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous,
Cœur douloureux et immaculé de Marie, priez pour nous. Amen.

Missio

Votre Missio est en téléchargement ici.

Evangile des Rameaux

du dimanche 5 avril 2020
Mt
21 ; 1-11

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,
arrivèrent en vue de Bethphagé,
sur les pentes du mont des Oliviers.
Alors Jésus envoya deux disciples
            en leur disant :
« Allez au village qui est en face de vous ;
vous trouverez aussitôt une ânesse attachée
et son petit avec elle.
Détachez-les et amenez-les moi.
    Et si l’on vous dit quelque chose,
vous répondrez :
‘Le Seigneur en a besoin’.
Et aussitôt on les laissera partir. »
    Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
    Dites à la fille de Sion :
Voici ton roi qui vient vers toi,
plein de douceur,
monté sur une ânesse et un petit âne,
le petit d’une bête de somme.

    Les disciples partirent
et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
    Ils amenèrent l’ânesse et son petit,
disposèrent sur eux leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
    Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;
d’autres coupaient des branches aux arbres
et en jonchaient la route.
    Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient
criaient :
« Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux ! »
    Comme Jésus entrait à Jérusalem,
toute la ville fut en proie à l’agitation,
et disait :
« Qui est cet homme ? »
    Et les foules répondaient :
« C’est le prophète Jésus,
de Nazareth en Galilée. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Evangile de Jésus Christ

du dimanche 5 avril 2020
Mt
26, 14 à 27, 66

En ce temps-là,
l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
et leur dit :
« Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? »

Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit :
« Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ;
c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara :
« Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit :
« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! »

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction,
le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :
« Prenez, mangez : ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant :
« Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude en rémission des péchés.
Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Alors Jésus leur dit :
« Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit :
Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.
Mais, une fois ressuscité, je vous pré
céderai en Galilée. »
Prenant la parole, Pierre lui dit :
« Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. »
Jésus lui répondit :
« Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
Pierre lui dit :
« Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. »
Et tous les disciples dirent de même.

Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit :
« Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »
Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée,
et il commença à ressentir tristesse et angoisse.
Il leur dit alors :
« Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »
Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait :
« Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi !
Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre :
« Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?
Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :
« Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis,
car leurs yeux étaient lourds de sommeil.
Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois,
en répétant les mêmes paroles.
Alors il revient vers les disciples et leur dit :
« Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche,
l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous ! Allons !
Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

Jésus parlait encore,
lorsque Judas, l’un des Douze, arriva,
et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons,
envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.
Celui qui le livrait leur avait donné un signe :
« Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. »
Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :
« Salut, Rabbi ! »
Et il l’embrassa.
Jésus lui dit :
« Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »
Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.
L’un de ceux qui étaient
avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre,
et lui trancha l’oreille.
Alors Jésus lui dit :
« Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée.
Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition
plus de douze légions d’anges.
Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures
selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »
À ce moment-là, Jésus dit aux foules :
« Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi,
avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner,
et vous ne m’avez pas arrêté. »
Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes.
Alors tous les disciples l’abandonnèrent
et s’enfuirent.

Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre,
chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens.
Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ;
il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs
pour voir comment cela finirait.
Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage
contre Jésus pour le faire mettre à mort.
Ils n’en trouvèrent pas ;
pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés.
Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent :
« Celui-là a dit : “Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.” »
Alors le grand prêtre se leva et lui dit :
« Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »
Mais Jésus gardait le silence.
Le grand prêtre lui dit :
« Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare :
désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant
et venir sur les nuées du ciel. »
Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :
« Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?
Vous venez d’entendre le
blasphème !
Quel est votre avis ? »
Ils répondirent :
« Il mérite la mort. »
Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ;
d’autres le rouèrent de coups en disant :
« Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »

Cependant Pierre était assis dehors dans la cour.
Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :
« Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »
Mais il le nia devant tout le monde et dit :
« Je ne sais pas de quoi tu parles. »
Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là :
« Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »
De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :
« Je ne connais pas cet homme. »
Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre :
« Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »
Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :
« Je ne connais pas cet homme. »
Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite :
« Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

Le matin venu,
tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus
pour le faire mettre à mort.
Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.

Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ;
il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens.
Il leur dit :
« J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »
Ils répliquèrent :
« Que nous importe ? Cela te regarde ! »
Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre.
Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :
« Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. »
Après avoir tenu conseil,
ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers.
Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang.
Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :
Ils ramassèrent les trente pièces d’argent,
le prix de celui qui fut mis à prix,
le prix fixé par les fils d’Israël,
et ils les donnèrent pour le champ du potier,
comme le Seigneur me l’avait ordonné.

On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea :
« Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus déclara :
« C’est toi-même qui le dis. »
Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,
il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit :
« Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »
Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné.
Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,
celui que la foule demandait.
Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.
Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit :
« Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »
Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.
Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :
« Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,
car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »
Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas
et à faire périr Jésus.
Le gouverneur reprit :
« Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »
Ils répondirent :
« Barabbas ! »
Pilate leur dit :
« Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? »
Ils répondirent tous :
« Qu’il soit crucifié ! »
Pilate demanda :
« Quel mal a-t-il donc fait ? »
Ils criaient encore plus fort :
« Qu’il soit crucifié ! »
Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte,
prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant :
« Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! »
Tout le peuple répondit :
« Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »
Alors, il leur relâcha Barabbas ;
quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié.

Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire
et rassemblèrent autour de lui toute la garde.
Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge.
Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,
et la posèrent sur sa tête ;
ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui,
ils s’agenouillaient devant lui en disant :
« Salut, roi des Juifs ! »
Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête.
Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau,
lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,
et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.
Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),
ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;
il en goûta, mais ne voulut pas boire.
Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;
et ils restaient là, assis, à le garder.
Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :
« Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »
Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche.

Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient :
« Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! »
De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :
« Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même !
Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui !
Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime !
Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” »
Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.
Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :
« Éli, Éli, lema sabactani ? »,
ce qui veut dire :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
« Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;
il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient :
« Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.

 

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ;
la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ;
les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,
et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,
ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens.
À la vue du tremblement de terre et de ces événements,
le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,
furent saisis d’une grande crainte et dirent :
« Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin.
Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.
Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph,
et la mère des fils de Zébédée.

Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie,
qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus.
Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus.
Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette.
Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé,
et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc.
Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla.
Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.

Le lendemain, après le jour de la Préparation,
les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant :
« Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant :
“Trois jours après, je ressusciterai.”
Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour,
de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple :
“Il est ressuscité d’entre les morts.”
Cette dernière imposture serait pire que la première. »
Pilate leur déclara :
« Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »

Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

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